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Cinq à sept
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18 novembre 2010

Allons don'

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...à London (photo de M. l'année dernière en voyage avec le collège)

Demain nous partons à Londres en amoureux! Beau cadeau des copains (ces 40 ans je les aurai fêtés presqu'un an!). Beau cadeau car ils sont de garde pour s'occuper de la marmaille pendant que nous prendrons du bon temps rien qu'à deux! Contrairement à ce que raconte Wonder Woman allias V. (ça ne vous avance pas beaucoup!), nous n'y allons pas par les airs mais en train. Elle me charrie, connaissant ma phobie de l'avion. Mais qu'elle se rassure: passer sous terre et mer me colle presque autant la pétoche! Avec les années, je m'angoisse pour des déplacements de plus en plus courts. Est ce que ça va passer? Est ce qu'un jour je pourrai rêver, comme tant d'autres, de voyages lointains. Est ce que G. pourra enfin décoller pour d'autres destinations que celles imposées par son boulot (et sans changer de femme!)? Je sais cette peur absurde, je sais que je risque ma vie bien plus souvent au volant, mais je n'arrive pas à me raisonner. Cette peur est en plus très égoïste: certes je suis rassurée quand je sais mes enfants arrivés à bon port, mais je ne stresse pas des semaines à l'avance quand ils doivent partir loin de moi. Ce sont mes départs qui m'angoissent. Demain, nous partons à Londres, ma toux va un peu mieux et m'a permis de penser à autre chose; demain nous partons et je sais qu'une fois la porte refermée, assise aux côté de G. tout ira bien.

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12 novembre 2010

Croissants de lune

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Un jeudi de tempête. Pas possible de mettre le nez dehors.
Heureusement, mercredi soir, nous avions choisi un bon film, une Princesse de Montpensier qui nous a fait rêver: de beaux paysages, les tissus des costumes magnifiques, des acteurs pas mal (ah, Lambert Wilson!, les jeunots ont du mal à côté...).
Heureusement j'avais préparé, la veille, la pâte pour faire des croissants de lune... ils ont cuit le matin et on a picoré dans le plat tout l'après midi.
P. est allée à la piscine avec une copine, R. dans un "lasergame" et M. m'a aidée à ranger notre cagibi sous l'escalier... On a jeté une quantité incroyable de cartons, de sacs gardés "au cas où, ça peut toujours servir", quelques réserves périmées et j'ai donc pu ranger mon stock de pâtes bio (6kg de tagliatelles + 6kg de spaghettis + 6kg de coquillettes + 6kg de macaronis... ça prend de la place).

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ceux qui connaissent verront la différence!


Recette des croissants de lune:
200g de farine
100g de noisettes entières mixées
180g de beurre
60g de sucre roux
2 jaunes d'oeufs
Mélanger farine, sucre et noisette, puis le reste. Former des rouleaux de pâte et les mettre au réfrigérateur une nuit. Façonner des petits croissants et les faire cuire 8 min à 200°. Les passer dans un mélange sucre glace vanille quand ils sont encore chauds (attention ils sont très friables)

8 juillet 2010

Mazan - Vaucluse

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Cigale, peut être celle qui a effrayé Lucile la première fois qu'elle l'a entendue!

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gorges du Toulourenc... une idée pour prendre un peu de fraicheur...


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...une autre idée pour chasser la chaleur!

Suis de retour à la maison. J'ai fait un petit plein de famille, un grand de chaleur et de soleil, un tout petit de ma copine V. Nous avons fait notre rituel petit tour au marché de l'Isle sur Sorgue  (G. et moi pendant son saut de puce d'un week end pour conduire ma petite grande), le tour au marché de Carpentras (avec ma grande qui ne l'avait jamais vu... ou ne s'en souvient plus?), je suis allée deux fois me rafraichir dans le Toulourenc (j'adore malgré le monde!), j'ai montré à ma grande mon ancien collège, l'ancienne maison de mes parents, celle où nous vivions quand j'avais son âge, puis j'ai essayé de retrouver avec elle une cascade vers Beaumes de Venise (occasion d'acheter du fameux muscat de ce village au pied des Dentelles de Montmirail, mais quand j'ai enfin su d'où part le chemin pour la cascade, impossible de convaincre ma fille d'y venir avec moi... ce sera pour une prochaine fois), et puis baignades obligatoires à la piscine de Carpentras puis à celle de Pernes sans ou avec les petits (Lucile comme une folle, on ne peut pas la quitter des yeux ne serait ce qu'une seconde, sinon elle plonge!). Et puis rester tard dehors le soir SANS gilet!!! Et les melons, et les pêches... Thomas et Lucile aussi se sont régalés!

Mais c'est pas tout: j'ai mes bagages à ranger, des lessives à faire, du linge à plier, des kilos de légumes à congeler (commandes bio groupées obligent + les courgettes du jardin), des abricots à cuire, des tartes à cuisiner, les courses à faire (ni couches ni croquettes pour le chat), le courrier à trier (une facture à régler?)... j'suis déjà fatiguée (faut dire que mes petites vacances furent tout sauf reposantes!)

14 juin 2010

Stevenson, étape 1, la Bastide Puylaurent - les Alpiers ○ 30 mai 2010

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Au réveil, contents de ne pas trouver la pluie que nous attendions, nous plions vite nos tentes et bouclons nos sacs. V. se plaint de n'avoir quasiment pas dormi à cause de son matelas trop fin, du sol trop dur. Il y a eu aussi le brouhaha incessant de la rivière... Je crois que l'on manque tous de sommeil. J'ai l'impression d'une nuit en pointillés, mais qui a passé assez vite. On apprécie le petit déjeuner avec des croissants tout chauds (il se rattrape bien Aimable!). Mais il y a un petit nœud au creux de mon ventre: la rando va vraiment commencer, nous n'aurons plus la voiture, plus possible de faire demi tour; ce premier camping n'était pas idyllique, est ce que les autres endroits que j'ai choisis vont leur plaire, est ce que nous allons bien nous entendre?...

Nous partons, peu après neuf heures, de la gare de la Bastide. Il fait assez beau. Nous montons, lentement mais sûrement. L'odeur des genêts est assez entêtante. Le vent souffle dès que nous sommes à découvert. Des randonneurs qui nous doublent lors d'une pause (mais on est bien sûr qu'ils ne portent pas de tente, eux!!!), nous demandent si nous n'avons pas perdu un chapeau noir: et si, c'est le mien. JC part me le chercher, en courant! Pendant toute la journée nous nous demandons si ces plantes  à petites feuilles qui recouvrent le sol des forêts que nous traversons, sont bien des myrtilliers: G. affirme que dans les Vosges, ils ne sont PAS DU TOUT comme ça...

Nous pique niquons à Chasseradès, devant  l'église, pour finir sous son porche qui nous abrite du vent et de la petite pluie fine qui commence à tomber. Il faut sortir les vêtements de pluie. Deux groupes de trois: le groupe ponchos et le groupe "beaux". Oui, car les ponchos rendent vraiment laid: trois Quasimodo recouverts de plastique, le premier prix de mocheté décerné à l'unanimité à JC et son poncho publicitaire reçu lors d'un marathon! Je fais partie de ce premier groupe: c'est rudement pratique et j'ai horreur d'être mouillée. Les motivations du groupe "beaux" sont diverses. G. met un point d'honneur à ne pas avoir les équipements conventionnels, à ne pas suivre les conseils des randonneurs aguerris (en l'occurrence ses parents et sa sœur), bref à paraitre amateur: s'il peut doubler un groupe avec du top matos et  faire style "je ne paye pas de mine mais je vous gratte tous", alors là il est ravi! V. aime ce qui est beau, s'habille toujours avec beaucoup de goût... et n'accepte pas de faute de goût... même sous la pluie, même avec un sac sur son dos. Quant à B., on ne le connait pas encore bien...

Le chemin monte pas mal, presque tout l'après midi. Les nuages se jouent de nous: dès que nous mettons nos super ponchos, la pluie s'arrête... pour reprendre dès que nous les quittons. Première journée, on papote beaucoup. Moi et S. avons un peu de mal à suivre quand ça monte "raide". La nature est très verte. Fleurie aussi (mais je n'y connais rien en fleurs et mes copains non plus!). Sous bois, points de vue au sommet de certaines collines, prairies, ruisseaux. Nous passons à côté de la source du Lot que nous longeons en fin de journée. Vers 18H nous arrivons à notre première étape: les Alpiers et son Tipi. Nous sommes accueillis par Myriam, Claude et leurs filles. Le Tipi est planté dans leur jardin, avec une belle vue sur la vallée. Comme il pleut, il vente et il fait froid, nous nous réchauffons dans le salon de nos hôtes, devant un bon feu de bois. Le tipi est prévu pour huit, nous sommes six: toute la journée nous nous sommes demandé quel couple de randonneurs va passer la nuit avec nous. Finalement ce sont David et Estelle: deux jeunes toulousains.  Quand nous arrivons , ils sont installés et boivent une tisane. Nous préférons la bière (c'est peut être pas très chic...). Après un kir à la châtaigne, nous partageons un excellent repas: convivial, gai, animé... Quel sens de l'hospitalité! Mais il faut bien aller se coucher: traverser la pluie, la nuit. Le vent s'engouffre dans la tente. A chaque bourrasque je crois que ma dernière heure a sonné! S. détend bien l'atmosphère en entonnant un chant indien: fou rire de nous six dans le noir, alors que le jeune couple fait mine de dormir déjà...

16 juillet 2010

Un train peut en cacher un autre

G. vient de partir au boulot. Il pleut. Tout le monde dort, même mes parents arrivés mercredi. Le chat miaule: il voudrait bien renter, mais je connais ses petites manies... il irait réveiller tout l'étage. En fin d'après midi, nous partons pour Paris. "Nous", c'est à dire mon grand, G. et moi. Demain chassé-croisé des ados entre deux gares: tableau des départs gare de l'est,  des arrivées gare de Lyon.
Nous n'aurons vu notre ainé qu'une petite semaine: à peine rentré de Dordogne il repart chez ses grands parents en Alsace. Lundi, son cousin le rejoint. Ces deux là s'entendent à merveille. Six mois de différence, mais surtout 800Km et des vies assez éloignées... ado des villes et ado des champs. Mais une complicité qui ne s'émousse pas avec les années. Dès que c'est possible on fait tout aussi pour qu'ils se retrouvent...

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vacances en Dordogne

On n'a pas vu notre ainée depuis un peu moins de deux semaines... ça semble long. Elle nous téléphone souvent, mais avec un ton monocorde qui ne laisse pas deviner si elle passe de bonnes vacances ou non... je suppose que oui... à cet âge, avec sa meilleure copine... J'ai hâte de la revoir.

Entre deux trains, nous verrons certainement quelques copains et prendrons le temps de flâner dans les rues de la capitale.

Hier soir, des amis d'amis nous ont passé les clefs de leur appart parisien: on est gâté! Mes parents sont là pour garder les petits: on est vraiment gâtés!! Il faut juste espérer que les deux angines soient bien guéries (Thomas a eu bien plus de 40° mercredi!).

Bon week end à vous!

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29 avril 2010

Températures estivales...

...hier surtout. Mais aujourd'hui, jusqu'à l'arrivée de la pluie, ça n'était pas mal non plus. On a failli ne pas en profiter: suis assez fatiguée, sans entrain et irritable ces derniers temps (certains diront que ce n'est pas si nouveau et je répondrai que c'est encore pire qu'avant). Mais la chaleur a eu raison de ma mauvaise humeur. On a passé l'après sieste dans le jardin, moi à retourner la terre et désherber deux de mes carrés potagers, les petits à gratter la terre, à transvaser des cailloux, à se rouler dans l'herbe, à enlever la terre où je voudrais qu'elle reste pour la déposer où je n'en veux pas, à semer des cailloux dans le gazon (avec une telle proportion de pissenlits je ne sais pas si ça s'appelle encore gazon!), à goûter la terre mais c'est bien moins bon que le sable (manque de sel!)... et tout ça presque sans un pleur! Par contre le coup de  feu  qui a suivi a été intense, mais ça en valait la peine.

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Nouveau jeu de Thomas: il tourne, tourne, jusqu'à ce qu'il tombe.

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Difficile de garder le chapeau (surtout pour Thomas, car trop petit le bob!)

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Lucile très déçue de ne pas être autorisée à grimper dans le trampoline. Sa grande sœur la nargue et la fait rire en même temps!

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Plus qu'à semer et planter...

27 mai 2010

Echanges de menus

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Il va sans dire que chaque repas, que l'élaboration de chaque repas, est un vrai casse tête.  Chez les autres aussi. Avec elle et elle aussi, chaque semaine, nous échangeons nos menus. Elles me font envie avec quelques plats exotiques ou des desserts terribles. Mais depuis deux semaines je suis un peu lâcheuse... Besoin, pour les hommes, de nous mettre au light... Visites... Envie de suivre des recettes de magasines...

Le résultat: filets de cabillaud farcis, inspirés d'une recette Elle, mais complètement différents, et, oh miracle, appréciés par tout le monde!

Faire revenir de l'échalote, des tomates et des poivrons pelés dans un peu d'huile d'olive avec du thym et de l'origan; saler poivrer. Si les filets sont épais, les dédoubler et en farcir l'intérieur du mélange tomates poivrons. Sinon, utiliser deux filets ou un seul replié sur lui même. Ficeler en disposant des rondelles fines de tomates et du thym sur le dessus. Faire cuire au four  40min à 180°

21 avril 2010

Bon appétit

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Quand les grandes font à manger c'est coloré et animé. Des salades, à leur goût! Miss n°3 n'aime pas les sauces. Ses spécialités:

  • feuilles de roquette roulées dans du jambon cru
  • tomates coupées en cubes mêlées à du fromage de chèvre frais, de la ciboulette et du persil.
Ma grande est fan d'avocats et de concombres. On coupe le concombre en fines rondelles et on le laisse dégorger dans du sel. Quand il a bien rendu son eau, on le presse et on le mélange à un yaourt agrémenté d'une cuillère de moutarde forte.
Lucile, elle, préfère le sable à la pelle! Bon appétit!

13 avril 2010

Trous

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Les magnifiques étagères dont je parlais hier, sont certes magnifiques, mais ont été montées non sans soucis!  La perceuse à percussions a fait des dégâts! Rien senti Monsieur! Les enfants en jetant des cailloux n'ont rien senti non plus... Celui qui me dit "jamais deux sans trois" le sourire aux lèvres, j'sais pas ce que j'lui fais!

19 février 2010

Semaine 7

Semaine en trois parties.

D'abord quelques jours seule avec bébés et parents: ça c'est la partie très reposante de la semaine! 3 adultes pour 2 bébés: l'idéal!

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L'abeille fait pic-pic-pic!

Ensuite le voyage: j'adore le train et rester quasiment une journée à bouquiner tout en allant sur le lieu de mes vacances... le rêve. A mi-trajet j'ai rencontré mon frère. Je ne le vois que très rarement, mais toujours avec plaisir, même quand c'est très court, même quand c'est dans un bistrot gare du Nord, même quand il n'y est pas seul.

Enfin quelques jours à la montagne en famille et avec des amis. Alors là pas de repos du tout! Il a fait très froid et comme je suis une skieuse moyenne mais très peureuse, j'ai beaucoup de mal à me réchauffer choisissant toujours des pistes trop faciles. Je n'aime pas beaucoup le ski mais pourtant j'adore les vacances "au ski"!  Le grand bol d'air (glacial) m'a fait du bien... l'absence des petits aussi, faut être honnête!

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3 sur 5 sur fond de Mont Blanc!

Merci spécial à la famille des Serins pour l'adresse du chalet et leurs affaires de ski dans lesquelles on a allègrement pioché!

22 juin 2009

11 ans

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Il y a 10 ans environ

Ma grande vient d'avoir 11 ans.
Pour son anniversaire, on n'a pas réussi à lui rendre sa chambre, squattée par sa toute petite sœur, mais, promis!, dans quelques jours!
Pour son anniversaire, on n'a pas réussi à la débarrasser de ces maux de tête quotidiens, qui la tracassent (et m'inquiètent) depuis plusieurs mois (analyse sanguine normale, vue OK, fond d'œil nickel, attendons les effets conjugués de l'homéopathie et de l'ostéopathie).
Pour son anniversaire, je n'ai pas réussi à lui donner une journée sans solliciter son aide si précieuse (j'ai toujours peur de trop lui en demander).

Mais elle a eu le soleil, on a mangé au restau (avec Monsieur, cerise sur le gâteau, qui a même repoussé une réunion, ce qui relève de l'exploit!), elle a étrenné ses nouveaux nu-pieds (vernis fuchsia), elle a reçu plein de coups de fil et l'appareil photo dont elle rêvait (je crois que je vais lui piquer de temps à autre ou piquer directement ses photos!).

20 juin 2010

Stevenson, étape 3, Pont-de-Montvert - Florac ○ 1 juin 2010

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Nous sommes tous requinqués par cette nuit dans un vrai lit. Comme chaque matin, nous prenons notre temps. Petit déj' au bar du Commerce, courses pour le pique nique dans les boutiques de Pont-de-Montvert. Je fais la tête pourtant: ils ont acheté des saucisses et veulent les faire griller ce midi et c'est carrément interdit et je n'aime pas ça (les choses interdites et les saucisses). Nous partons après 9H30. Démarrage en côte! Très vite nous dominons ce village aussi beau d'en bas que d'en haut. Il fait très beau: chapeaux et crème solaire de sortie. En croisant un ruisseau, V. a très envie d'aller y faire trempette (pour elle et B., c'est le dernier jour de rando, le premier jour de soleil: il faut en profiter). L'eau est glaciale. Nous sommes quatre sur six à tenter la baignade. C'est un vrai "t'es pas cap": les pieds font mal, les cailloux sont glissants... mais, devant les autres, il faut faire les malins! On réussit tous les quatre à se mouiller (ce serait un peu exagéré de dire que l'on s'est baigné). Il ne faut pas trop traîner: l'étape est longue (28km en 8 heures annoncés sur le guide). D'ailleurs ça recommence à monter... sous le soleil. Nous doublons un groupe de joyeux messieurs accompagnés d'une ânesse qui a décidé de faire sa pause juste avant une côte particulièrement raide. Nous nous arrêtons au sommet et nous abritons entre des rochers. Le vent étant trop fort, la végétation fort sèche (et moi assez râleuse), nous renonçons aux grillades et au feu de camp (ouf!). Après la sieste, c'est parti pour une longue (très longue) descente (juste devant le groupe des papis). Au début la vue est magnifique, nous sommes sur une crête. Nous passons devant une vieille cabane: des pierres noires de suie, confirment qu'il est possible de faire du feu ici (argh!!!! je me fais chambrer, pardi!). Ensuite nous passons du sentier pierreux et sauvage à un chemin forestier très ennuyeux... et très long. Nous en avons tous plein les pattes! Et là un petit panneau jaune va semer la zizanie (enfin je ne suis pas sûre que ce soit le panneau!): il est 17H, faut-il choisir le GR Stevenson qui nous promet encore deux heures de marche ou l'itinéraire bis deux fois moins long en Km?  C'est G. qui prend la décision: on prend le chemin prévu, le plus long. V. et B. ne sont pas ravis, mais stoïques. S. est furax, surtout contre son mari qui a pris le parti de son copain. L'ambiance est un peu lourde, la route toujours aussi monotone. Jusqu'à ce que S., à bout, refile son sac à dos à JC (qui le lui avait proposé pour faire passer la pilule!) qui part devant presque en trottinant (autant avoir mal moins longtemps). Nous nous retrouvons à Bédouès: l'abcès est crevé, G. en prend pour son grade et nous rions tous de JC chargé de ses deux sacs... mais chacun repart avec le sien, par la route (plus court mais moche et dangereux... à éviter). Heureusement nous trouvons tout de suite le camping que j'avais repéré sur le net: il est sympa, même si nous arrivons trop tard pour profiter de sa piscine. Nous nous contentons facilement d'une bonne douche chaude avant d'allumer un barbecue et d'enfin déguster les saucisses achetées à Pont-de-Montvert: et j'avais eu tort de râler, car ces saucisses sont à tomber, des saucisses dites "aux herbes" qui sont en fait aux blettes... (j'ose raconter qu'en plus nous nous payons des frites et des bières pression? Je sais, ça ne fait pas très chic!) Et comme si nous n'avions pas assez marché, nous faisons l'aller retour à Florac... pas très très animée un soir de semaine du mois de juin!

9 juin 2009

13 ans

Cheveux mi-longs (comme la majorité des collégiens ici), le pantalon à mi-fesses et la voix grave, il doit maintenant baisser les yeux pour me parler: non ce n'est pas une mesure d'autoritarisme, je suis juste plus petite que lui depuis quelques mois déjà!

On n'est pas toujours d'accord: disons que je donne plus de valeur au travail et à l'effort , et que j'ai du mal à concevoir des journées entières derrière un (voire des) écran(s)... même si je ne suis pas la dernière question ordi et TV. Tout ce que j'aime, il déteste (je suis définitivement has been)... sauf le piano. Son conformisme vestimentaire m'agace, mais il parait que c'est de son âge! Avec son père il partage le tennis, le foot et les "bagnoles" (pas assez souvent) et quelques engueulades (beaucoup trop, Monsieur manquant de patience en ce moment).

Charmant avec nos amis, tendre avec les petits, assez à l'aise en public (il m'a épatée lors de l'audition de piano), il semble bien dans sa peau. J'espère que nous voyons juste. Pas facile de guider son fils aîné...

Fin mai, mon grand a eu 13 ans.

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20 janvier 2011

Lune, pâte et crotte de nez

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La faute au mercredi ou à la pleine lune si je suis constamment en train de sortir les griffes?


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Petite accalmie en fin d'après midi: pâte à modeler de luxe, 100% pur beurre, pour des petits cuistots passionnés...


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... et enrhumés. Restes de pâte jetés après avoir été pétris plus d'une demie heure... avec des petits doigts pas toujours très propres!

24 juin 2010

Trop forte!

Comme ça n'arrive que très rarement que mes grands me fassent spontanément des compliments, quand ça arrive... je me vante!
Comme il parait que c'est la meilleure tarte qu'ils n'aient jamais mangée, j'suis sympa, je partage...

Tarte chocolat blanc - coco - framboise:
Pâte sablée à la noix de coco:
200g de farine
100g de beurre
1 œuf
2 cuillères de sucre
noix de coco en poudre (au pif... il faut que j'écoule les 2 Kg achetés à ma coop bio!)
Crème au chocolat blanc:
30cl de crème liquide
1 tablette de chocolat blanc à pâtisser

Cuire la pâte à blanc. Faire fondre le chocolat et le laisser tiédir.  Monter  la crème en chantilly bien ferme. Mélanger vivement le chocolat avec deux grosses cuillères de crème fouettée, puis incorporer délicatement le reste de crème et placer vite au réfrigérateur. Quand tout est bien froid, étaler la crème sur le fond de tarte et disposer dessus quelques framboises. Saupoudrer de noix de coco râpée avant de servir...

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Et pour ceux qui n'aiment pas la noix de coco, qui sont au régime ou qui ne cuisinent pas... Lucile et Thomas vous proposent tout un tas de petits plats... sablés!

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Ce matin ils ont vraiment adopté le nouveau bac à sable fait dimanche par G. Toute la matinée à y jouer... le bonheur (et pas seulement pour eux!).

20 mai 2010

Pour!

Lucile et Thomas sont POUR le port du voile!

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Mais un voile pour deux, ça crée des tensions...

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... donc moi je suis plutôt contre!
De toute façon c'est dangereux
et il finit mâchouillé!

Lucile adore mon écharpe noire. Dès que je la laisse trainer (ce qui n'est pas rare vu mon penchant naturel pour le désordre), elle la trouve, la promène, s'en enveloppe, se cache dedans... Tantôt voile, tantôt serpillière! Mais ça me fait peur souvent, quand elle la passe autour de son cou: à surveiller de très près. (Il suffirait que je range mes affaires direz vous...)

14 janvier 2011

M., P., (No) et moi

NO_ET_MOIIl y a une semaine, avec les filles et des amies à elles,  je suis allée voir No et moi au cinéma. M. l'avait lu, moi aussi deux jours avant de voir le film. Toutes les deux nous avions pleuré en le lisant. L'émotion était moins grande devant l'écran. Mais c'est vraiment intéressant de voir une adaptation quand on a encore en mémoire tous les détails du texte. Comprendre (ou pas) pourquoi certains passages sont évités, d'autres accentués ou juste transformés. J'ai même eu l'impression qu'à un certain moment Zabou (réalisatrice) faisait un clin d'œil aux lecteurs du roman. J'attends maintenant la sortie du DVD en espérant qu'il y aura des bonus intéressants: ce sera une nouvelle  occasion d'en reparler avec les filles.

13 janvier 2011

La vérité...

...qui sort de la bouche des enfants, n'est pas toujours tout à fait vraie...

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Hier matin Lucile feuilletait Télé*rama (oui ça l'fait, non? Intello, bobo... Manquerait plus que je vous dise que mes grands ne regardent qu'Ar*te à la télé... mais c'est faux archi faux, ils adorent les trucs les plus débiles sur M*T*V par exemple... bref) et Thomas voyant cette image de l'Abbé Pierre s'est écrié: "Opa et Youyile" (Opa signifiant Papi en allemand, alsacien et prof d'allemand à la retraite!).

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Barbe blanche et lunette... mais c'est tout!

10 novembre 2010

La saison des citrons chauds

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couleurs d'automne / visitandine à la noisette version sans beurre / promenade du samedi matin avec Sonia pendant que Papa et Maman se baladent enfin seuls et que les grands jouent du piano ou font leurs devoirs

Depuis ce week end je me suis remise à boire... des citrons chauds avec une toute petite cuillère de miel. Boisson qui réchauffe, qui réconforte, qui guérit, qui requinque! (Et qui écoule mes stocks de citrons achetés en bien trop grande quantité à ma coop bio!!!). Il fait froid, ma gorge pique, je tousse. Les petits toussent eux aussi... à suivre!

Peut être que ce soir, après le cinéma, je mettrai une p'tite goutte de rhum dans mon citron chaud. Pour dormir plus vite ou pour oublier que le film était mauvais (j'irais bien voir La Princesse de Montpensier mais, les autres, plutôt Les petits mouchoirs et je crains de pire...).

Le mercredi tire à sa fin. Pas trop la course, les devoirs pouvant attendre demain. Ce matin, pas mal de cuisine, avec les deux gnômes comme assistants... on va dire... stressant! Quelle bonne idée, la première fois que je leur ai proposé de grimper sur des chaises pour faire un peu de pâtisserie avec moi. Clic, clac, billet sur le blog, trop mignons et tout et tout. Mais depuis, je ne peux pas éplucher une pomme, couper un oignon ou découper un poulet, sans qu'ils tirent un marche pied et y grimpent pour admirer mon travail et PATICIPER: jeter ou goûter les épluchures, essayer d'attraper le couteau, enfoncer son doigt dans la pâte, se pousser, tomber, crier... Ça m'apprendra! Après-midi taxi.

 

16 octobre 2010

10 ans

Poct04
P_printemps06
P_2007
P_2008
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P. 2004, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Avant 2004, pas d'appareil photo numérique à la maison. Depuis décembre 2008, appareil photo monopolisé par les deux p'tits! Avant hier, P. se plaignait de ne pas trouver de belle photo d'elle récente, pour donner à sa correspondante anglaise en visite à l'école!
Aujourd'hui, P. a 10 ans. Elle participe à sa première rencontre d'athlétisme. C'est la première fois qu'elle ne fête pas son anniversaire à la maison avec presque toute la classe. Demain, avec ses meilleures amies, nous allons au parc *, P. étant fan de parcs d'attractions.

3 novembre 2010

Appartements à visiter

Pendant cette semaine de vacances, j'ai découvert les nouveaux nids des Serins  et de mon amie V. Les deux sont hauts perchés. Celui des oiseaux du Brésil, urbain, est idéalement situé pour toute la petite famille. Vue à 360°. Lumière (et pourtant il faisait un temps assez pourri). Chloé l'a déjà bien soigneusement décoré après l'avoir repeint... mais elle en parlera certainement, et bien mieux. Maintenant je pourrai penser aux cousins jouant d'une chambre à l'autre ou rêvant devant le spectacle de la ville ou des Alpes lointaines; je pourrai imaginer le chemin des tissus, des galons, des boutons et des breloques, de leurs étagères ou de leurs boites jusqu'à la machine à coudre,  la danse des ciseaux, des aiguilles et du fil, la naissance d'un sac ou d'un vêtement d'enfant; je pourrai voir les repas en famille, ou les dîners entre amis, les soirées télé (et pourquoi pas de petits espions en haut des escaliers), les goûters au retour de l'école, puis les devoirs... Pour atteindre celui de V., il m'a fallu prendre des petites routes qui grimpent, ralentir pour apercevoir dans la pénombre du soir les panneaux indiquant son hameau, hésiter, téléphoner, faire demi tour, dépasser un de ces immeubles triste comme ceux qui longent les routes des stations de sport d'hiver, dans le fond des vallées... et atterrir dans un quartier bobo-branché d'une grande ville! Une imprimerie désaffectée: les murs et la charpente ont été conservés pour abriter des modules très modernes, autant d'appartements tous différents. La ville est à deux pas (quand on connait le bon chemin!) et le soir, de la terrasse, on en aperçoit les lumières; le matin on peut voir  le soleil se lever derrière les montagnes. Et je suis ravie de mettre des images plus précises sur le théâtre de la vie de mon amie. Ce lieu peu commun lui va bien.

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2 novembre 2010

T'aimes le veau?

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Le sourire retrouvé

Fin de vacances mouvementée. Week end de Toussaint qui aurait dû être festif, mais les vomissements et les pleurs de Lucile ne m'ont pas permis d'en profiter. Pourtant toute la famille (côté G.) était réunie, l'anniversaire d'Opa Fred était parfait. On participera plus dignement aux 80 ans! J'avais déjà loupé les 60 pour cause d'accouchement!
On est parti précipitamment hier en tout début d'après midi... et on n'a jamais si bien voyagé! Lucile a dormi presque tout le trajet (un seul vomi et quelques pleurs): 6h30 de route, avec Thomas qui a su rester bien calme. A l'arrivée, à nouveaux pleurs et vomissements... puis bonne nuit et aujourd'hui tout semble revenu à la normale. Ouf!
A qui le tour?
Pour le titre, un super souvenir d'enfance. "T'aimes la mie?" "T'aimes le vo-mi ! Hi hi hi!!!"

23 octobre 2009

Matin gris

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Ce matin, il a beaucoup plu. Comme souvent en ce moment.
Ce matin, Thomas n'avait plus de fièvre, plus de boutons non plus... finie la roséole... mais un gros rhume, une vilaine toux et l'air tout fatigué.
Ce matin, Lucile avait encore le nez bouché et un peu vert et rouge.
Ce matin, je toussais aussi et commençais à avoir mal à la gorge.
Ce matin, je n'avais pas encore mes billets de train pour les vacances... grosse appréhension de devoir gérer des malades loin de la maison.
On n'a pas fait grand chose... le minimum... quelques légumes épluchés et  puis cuits... un coup d'éponge sur la table... une lessive vite démarrée... et des cubes empilés, des livres feuilletés, des cartes mises et remises dans leur boite et beaucoup de temps assise avec eux, car dès que je fais mine de bouger c'est pleurs et compagnie! Admirer l'arc en ciel, regarder le rouge gorge sur le plan de tomates et remarquer comme leurs couleurs sont semblables, se désespérer au spectacle des taupinières qui ravagent notre jardin, m'évader dix minutes sur un blog Lucile sur mes genoux qui regarde la pluie, croire un instant que Thomas dit "man-man" avant de comprendre qu'il veut juste manger (c'était peut être "miam-miam"!?)...

15 mars 2010

Pas un bruit...

Ouf! C'est la sieste. Pas de bruit, sauf le ronron du lave vaisselle (et non, pas du chat, dehors, qui de toute façon ne ronronne que très peu). Pour combien de temps? Une demi-heure, une heure, plus? Je ne sais jamais... je ne sais jamais ce que je peux commencer à faire! Les deux sont enrhumés: la moindre quinte de toux et mon après midi est foutue. La leur!? M'en moque!
Petit retour en arrière il y a une heure. Comme il fait beau (mais froid), nous sommes dehors, à côté du bac-à-sable-en-hauteur-ex-pot-à-fleurs. Je passe un p'tit  coup de fil à une copine... vais quand même pas passer ma vie à faire des pâtés. Lucile me nargue en goûtant à plusieurs reprises le sable, tandis que Thomas sort de mon champ de vision une première fois: coup classique, j'arrive à temps pour enlever les croquettes du chat. Puis une deuxième fois, de l'autre côté de la maison, côté encore non exploré par les deux loustics. Pas un bruit. Moi de plus en plus captivée par ma conversation téléphonique. J'essaie de m'éloigner de Lucile pour voir où se cache son frère: elle hurle. Je reviens, appelle Thomas. Mais rien... Donc tant pis, Lucile hurle à nouveau, le temps que je découvre Thomas en train de patouiller dans un vieux seau rempli à moitié d'une eau verte et nauséabonde. Lucile hurle toujours. Je raccroche au nez de la copine et rapatrie mon petit monde dans la maison. Pendant que je lave les mains de Thomas, Lucile... hurle. Je tente de lui expliquer qu'il serait préférable qu'elle comprenne que je peux aller et venir sans pour autant vouloir la quitter (même si quand elle est comme ça j'en ai une furieuse envie!), que oui, parfois je m'en vais, mais que je le lui dis toujours et blablabla et blablabla... Je la repose: elle hurle. Ne me reste plus que la sieste pour calmer le jeu. Heureusement qu'elle adore son lit!
Pendant ce temps, miss n°3 doit bien s'amuser à la montagne avec ses copines, sans cris, sans pleurs... Elle donne très peu de nouvelles. J'ai maintenant hâte qu'elle rentre: c'est mercredi matin!

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17 juin 2010

Stevenson, étape 2, les Alpiers - Pont-de-Montvert ○ 31 mai 2010

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Ce matin, le temps est encore bien maussade: toujours du vent, de la pluie parfois et un peu de brouillard par endroits. Pas très pressés de partir. En plus on se sent tellement bien chez Myriam et Claude: le petit déjeuner est à la hauteur du dîner de la veille. Les confitures "maison" sont excellentes. Nos colocs d'une nuit partent bien vite... Nous trainons. Au fil de la conversation, nous apprenons que nos hôtes doivent monter à la station du Mont Lozère... Ni une ni deux, c'est arrangé: ils vont y aller avec nos sacs, nous ferons la grimpette plus légers (faut pas le dire, hein!). Et effectivement, ça monte! Je suis particulièrement fatiguée, me traine dans les grandes côtes. Au Bleymard nous faisons quelques courses, de quoi grignoter.

Quand nous arrivons à la station (de ski, bien sûr, et cette année il y a eu pas mal de neige), le sommet est caché par un épais brouillard. Nous récupérons nos sacs et prenons un repas chaud au restaurant, choisissant une table à côté de la cheminée: nous sommes mouillés, surtout l'équipe des sans poncho! Toutes les personnes avec lesquelles nous discutons (personnel et autres randonneurs), nous conseillent de prendre un raccourci qui évite le sommet: temps trop mauvais, mauvaise visibilité, vent encore plus fort là haut... Rien de tel pour inciter certains à aller coute que coute voir ce fameux sommet de Finiels. S. et moi sommes plus prudentes: c'est idiot d'aller se fatiguer et se geler pour rien, pour ne rien voir! Mais les nuages ont l'air de prendre un peu d'altitude et de s'éclaircir... alors on se laisse convaincre. Et on fait bien. Le temps s'arrange, il ne pleut plus. Le vent est effectivement très fort, mais il nous pousse, nous sommes portés. Nous longeons des  montjoies (grandes pierres taillées plantées dans le sol  pour jalonner le chemin). Au sommet nous avons quand même une belle vue... personne ne regrette.1699m point culminant de notre randonnée.

La descente commence par quelques boules de neige. Mais elle est assez raide, caillouteuse et il faut vite se concentrer sur nos pieds: finalement c'est plus fatiguant que la montée. Nous sommes maintenant sur le versant sud du Mont Lozère.  Nous arrivons dans le pays des Camisards. Le paysage change. Les temples sont plus importants que les églises. A Finiels, premier village que nous traversons, nous remarquons de vieilles tombes dans certains jardins.

Comme la veille, nous arrivons vers 18H. Notre gîte est à Pont-de-Montvert. Un gîte, avec de vrais lits... Le bonheur! J'ai réservé aux "gîtes du Chastel". Le propriétaire nous accueille. Toutes ses locations sont occupées par des randonneurs: nous ne sommes pas les seuls à avoir choisi cette semaine du début du mois de juin pour marcher sur les pas de Stevenson! Après une bonne douche, nous repartons au village pour notre rituelle bière du soir, au bistrot du coin cette fois ci, suivie d'un bon repas au restau (on ne va pas se laisser abattre!). La nuit promet d'être belle...

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Cinq à sept
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