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Cinq à sept

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17 juin 2010

Stevenson, étape 2, les Alpiers - Pont-de-Montvert ○ 31 mai 2010

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Ce matin, le temps est encore bien maussade: toujours du vent, de la pluie parfois et un peu de brouillard par endroits. Pas très pressés de partir. En plus on se sent tellement bien chez Myriam et Claude: le petit déjeuner est à la hauteur du dîner de la veille. Les confitures "maison" sont excellentes. Nos colocs d'une nuit partent bien vite... Nous trainons. Au fil de la conversation, nous apprenons que nos hôtes doivent monter à la station du Mont Lozère... Ni une ni deux, c'est arrangé: ils vont y aller avec nos sacs, nous ferons la grimpette plus légers (faut pas le dire, hein!). Et effectivement, ça monte! Je suis particulièrement fatiguée, me traine dans les grandes côtes. Au Bleymard nous faisons quelques courses, de quoi grignoter.

Quand nous arrivons à la station (de ski, bien sûr, et cette année il y a eu pas mal de neige), le sommet est caché par un épais brouillard. Nous récupérons nos sacs et prenons un repas chaud au restaurant, choisissant une table à côté de la cheminée: nous sommes mouillés, surtout l'équipe des sans poncho! Toutes les personnes avec lesquelles nous discutons (personnel et autres randonneurs), nous conseillent de prendre un raccourci qui évite le sommet: temps trop mauvais, mauvaise visibilité, vent encore plus fort là haut... Rien de tel pour inciter certains à aller coute que coute voir ce fameux sommet de Finiels. S. et moi sommes plus prudentes: c'est idiot d'aller se fatiguer et se geler pour rien, pour ne rien voir! Mais les nuages ont l'air de prendre un peu d'altitude et de s'éclaircir... alors on se laisse convaincre. Et on fait bien. Le temps s'arrange, il ne pleut plus. Le vent est effectivement très fort, mais il nous pousse, nous sommes portés. Nous longeons des  montjoies (grandes pierres taillées plantées dans le sol  pour jalonner le chemin). Au sommet nous avons quand même une belle vue... personne ne regrette.1699m point culminant de notre randonnée.

La descente commence par quelques boules de neige. Mais elle est assez raide, caillouteuse et il faut vite se concentrer sur nos pieds: finalement c'est plus fatiguant que la montée. Nous sommes maintenant sur le versant sud du Mont Lozère.  Nous arrivons dans le pays des Camisards. Le paysage change. Les temples sont plus importants que les églises. A Finiels, premier village que nous traversons, nous remarquons de vieilles tombes dans certains jardins.

Comme la veille, nous arrivons vers 18H. Notre gîte est à Pont-de-Montvert. Un gîte, avec de vrais lits... Le bonheur! J'ai réservé aux "gîtes du Chastel". Le propriétaire nous accueille. Toutes ses locations sont occupées par des randonneurs: nous ne sommes pas les seuls à avoir choisi cette semaine du début du mois de juin pour marcher sur les pas de Stevenson! Après une bonne douche, nous repartons au village pour notre rituelle bière du soir, au bistrot du coin cette fois ci, suivie d'un bon repas au restau (on ne va pas se laisser abattre!). La nuit promet d'être belle...

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15 juin 2010

Havaianas

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Lucile adore ses tongs havaianas qui viennent du Brésil!
Elle ne voulait plus les quitter (pourtant il faisait bien frais).
Merci les Serins!

14 juin 2010

Stevenson, étape 1, la Bastide Puylaurent - les Alpiers ○ 30 mai 2010

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Au réveil, contents de ne pas trouver la pluie que nous attendions, nous plions vite nos tentes et bouclons nos sacs. V. se plaint de n'avoir quasiment pas dormi à cause de son matelas trop fin, du sol trop dur. Il y a eu aussi le brouhaha incessant de la rivière... Je crois que l'on manque tous de sommeil. J'ai l'impression d'une nuit en pointillés, mais qui a passé assez vite. On apprécie le petit déjeuner avec des croissants tout chauds (il se rattrape bien Aimable!). Mais il y a un petit nœud au creux de mon ventre: la rando va vraiment commencer, nous n'aurons plus la voiture, plus possible de faire demi tour; ce premier camping n'était pas idyllique, est ce que les autres endroits que j'ai choisis vont leur plaire, est ce que nous allons bien nous entendre?...

Nous partons, peu après neuf heures, de la gare de la Bastide. Il fait assez beau. Nous montons, lentement mais sûrement. L'odeur des genêts est assez entêtante. Le vent souffle dès que nous sommes à découvert. Des randonneurs qui nous doublent lors d'une pause (mais on est bien sûr qu'ils ne portent pas de tente, eux!!!), nous demandent si nous n'avons pas perdu un chapeau noir: et si, c'est le mien. JC part me le chercher, en courant! Pendant toute la journée nous nous demandons si ces plantes  à petites feuilles qui recouvrent le sol des forêts que nous traversons, sont bien des myrtilliers: G. affirme que dans les Vosges, ils ne sont PAS DU TOUT comme ça...

Nous pique niquons à Chasseradès, devant  l'église, pour finir sous son porche qui nous abrite du vent et de la petite pluie fine qui commence à tomber. Il faut sortir les vêtements de pluie. Deux groupes de trois: le groupe ponchos et le groupe "beaux". Oui, car les ponchos rendent vraiment laid: trois Quasimodo recouverts de plastique, le premier prix de mocheté décerné à l'unanimité à JC et son poncho publicitaire reçu lors d'un marathon! Je fais partie de ce premier groupe: c'est rudement pratique et j'ai horreur d'être mouillée. Les motivations du groupe "beaux" sont diverses. G. met un point d'honneur à ne pas avoir les équipements conventionnels, à ne pas suivre les conseils des randonneurs aguerris (en l'occurrence ses parents et sa sœur), bref à paraitre amateur: s'il peut doubler un groupe avec du top matos et  faire style "je ne paye pas de mine mais je vous gratte tous", alors là il est ravi! V. aime ce qui est beau, s'habille toujours avec beaucoup de goût... et n'accepte pas de faute de goût... même sous la pluie, même avec un sac sur son dos. Quant à B., on ne le connait pas encore bien...

Le chemin monte pas mal, presque tout l'après midi. Les nuages se jouent de nous: dès que nous mettons nos super ponchos, la pluie s'arrête... pour reprendre dès que nous les quittons. Première journée, on papote beaucoup. Moi et S. avons un peu de mal à suivre quand ça monte "raide". La nature est très verte. Fleurie aussi (mais je n'y connais rien en fleurs et mes copains non plus!). Sous bois, points de vue au sommet de certaines collines, prairies, ruisseaux. Nous passons à côté de la source du Lot que nous longeons en fin de journée. Vers 18H nous arrivons à notre première étape: les Alpiers et son Tipi. Nous sommes accueillis par Myriam, Claude et leurs filles. Le Tipi est planté dans leur jardin, avec une belle vue sur la vallée. Comme il pleut, il vente et il fait froid, nous nous réchauffons dans le salon de nos hôtes, devant un bon feu de bois. Le tipi est prévu pour huit, nous sommes six: toute la journée nous nous sommes demandé quel couple de randonneurs va passer la nuit avec nous. Finalement ce sont David et Estelle: deux jeunes toulousains.  Quand nous arrivons , ils sont installés et boivent une tisane. Nous préférons la bière (c'est peut être pas très chic...). Après un kir à la châtaigne, nous partageons un excellent repas: convivial, gai, animé... Quel sens de l'hospitalité! Mais il faut bien aller se coucher: traverser la pluie, la nuit. Le vent s'engouffre dans la tente. A chaque bourrasque je crois que ma dernière heure a sonné! S. détend bien l'atmosphère en entonnant un chant indien: fou rire de nous six dans le noir, alors que le jeune couple fait mine de dormir déjà...

13 juin 2010

Chahut

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on commence à jouer ensemble...

10 juin 2010

Stevenson, étape 0, Lyon-la Bastide Puylaurent ○ 29 mai 2010

Pas vraiment une étape, cette étape 0, mais quand même... Se retrouver à 6, charger nos sacs à dos, première nuit sous tente...

Après un petit déj royal chez les parents de G., nous sommes descendus à Lyon. Nous, c'est à dire mes beaux parents, G. et moi, et nos amis d'ici, S. et JC, qui nous accompagnent pour la fameuse randonnée. Beaucoup de temps à essayer de faire de bonnes affaires chez Cotelac et ses soldes privés (bredouille), un p'tit tour à la Fnac pour acheter une sacoche-photo spéciale rando (trouvée) et recherche de chaussures pour S. (bredouille aussi). Boire un petit coup en terrasse au soleil. Prendre le temps. Repas délicieux. Boucler nos sacs à dos. Prendre un peu trop de temps... et être franchement en retard pour récupérer V. et B. à la gare de Perrache.

Ça y est, c'est le départ: à 6 dans le Scénic, sacs à dos bien remplis, coffre de toit indispensable; mais pour remplir à bloc une voiture on est rodé!

En fin d'après midi, nous arrivons à la Bastide Puylaurent, point de départ de notre périple. La Bastide a une gare et se trouve en plein milieu du chemin de Stevenson; le Topoguide conseille d'en partir pour faire une rando d'une semaine: j'ai été bête et disciplinée dans mon organisation. Dans mon "cahier des charges" d'organisatrice (oui, ce voyage est un cadeau, mais c'est quand même moi qui me suis tapé tout le boulot en amont, et le stress de savoir si ça allait plaire aux uns et aux autres), il fallait prévoir des nuits sous tente (moins cher, plus d'aventure et d'exploit sportif... que des inconvénients pour moi, mais j'ai su prouver qu'en arrivant à la quarantaine je sais un peu mieux rester cool... même quand je dors hyper mal sur ces matelas fins qui flinguent le dos!). Donc première nuit au camping, sur les bords de l'Allier. Nous avons planté nos tentes sur un emplacement assez sauvage, en bord de rivière, mais seul endroit bénéficiant d'un peu de réseau: nous avons donc vu défiler tous ceux qui avaient un coup de fil à passer! Petit tour au village pour y prendre l'apéro au bistrot: les papis du pays en train d'y taper le carton et des randonneurs, pardi! Forcément nous nous sommes gentiment moqués de ces petits joueurs qui allaient dormir dans un vrai lit (que je les ai enviés!!!). Ensuite pique nique et au lit, nos hôtes (surnommés pour l'occasion Aimée et Aimable) ne nous ayant pas franchement donné envie de veiller... De toute façon faut être en forme pour les 7 heures de marche du lendemain et la météo annonce de la pluie!

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petites pensées sauvages

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8 juin 2010

Avant, pendant, après

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Juste avant, nous avions eu une visite... Elle nous avait apporté un beau bouquet et des doudous tout doux pour Lucile et Thomas.

Pendant, séances de peinture pour ma petite grande et sa copine, d'après nature, en suivant les conseils d'Opa. Et j'ai reçu  (par téléphone) ces beaux bouquets pour ma fête des mères randonneuses. Pendant, Lucile et Thomas n'ont pas été que des anges... Ils se sont bien marré, et, oh miracle, ont appris à faire de méga siestes (pourvu que ça dure!). Pendant, il y a eu de la pluie, du froid, mais aussi du soleil et même de la chaleur, assez pour jouer à l'eau.

Après, on était bien content de se retrouver. Après, il semblerait qu'ils fassent encore de bonnes siestes. Après, je vais bien trouver un peu de temps pour vous raconter mon escapade...

29 mai 2010

Il y 14 ans

Il y a 14 ans j'étais à Carpentras. Dès 5 heures (ou 6) j'avais ressenti de drôles de douleurs dans le bas du ventre: c'était donc ça, des contractions! Il n'y avait pas de doute possible: le terme de la grossesse était passé depuis trois jours, et de toute façon, il fallait que tu arrives, les congés de G. arrivant à leur fin dans quelques jours. Il y a 14 ans nous habitions à Gifhorn, en Allemagne, dans le nord de l'Allemagne, où nous bossions tous les deux.
En début de matinée, nous sommes donc partis pour la maternité. L'examen a confirmé le travail, mais mon col étant super fermé (de chez fermé), on m'a demandé de rentrer chez moi (chez mes parents en l'occurrence!). La journée m'a semblé longue malgré le beau temps qui m'a permis de faire les cent pas dans le jardin, malgré Roland Garros!

Ensuite je me souviens qu'ils m'ont enfin gardée à la maternité, malgré un col encore fermé. Je me souviens du "clac" que j'ai cru entendre et que j'ai senti vibrer quand la poche des eaux s'est rompue. Je me souviens d'avoir regretté ma décision d'accoucher sans péridurale! Je me souviens des calmants demandés et reçus, puis de mon état "dans les vap" entre deux contractions. Je me souviens des commentaires de  la sage femme  qui t'a vu avant même que tu ne pointe le bout de ton nez, sur tes cheveux (déjà ils étaient longs et abondants!).

Et puis le temps s'est arrêté (vers 22H20). Tu étais là, nous n'étions plus que trois. On m'a dit que tu étais un garçon alors que je ne me posais même pas la question: la seule chose qui comptait était de t'avoir là, contre moi, et G. pour nous contempler (et aussi, quand même que cette foutue douleur cesse enfin!!!).

Aujourd'hui tu as 14 ans. Ce doit être la première fois que je ne suis pas là pour ton anniversaire. Je ne t'ai pas laissé de mot, pas de cadeau (en même temps tu ne savais pas trop ce que tu voulais). J'ai dormi 5 heures. Nous sommes arrivés tard à Lyon hier dans la nuit. Mes premières pensées pour toi, sur ce billet que tu ne liras peut être pas...

Bon anniv' mon grand!

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28 mai 2010

Modestine

Juste deux mots pour vous dire que je m'absente quelques jours.
Sac à dos, chaussures de rando...
Mes bagages ne sont pas encore prêts.
Je ne rentre déjà plus dans le pantacourt spécial acheté il y a deux semaines rien que pour ça.
Je suis sûre que je vais oublier quelque chose...
Non, non, non, suis pas du tout stressée!

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au fait on va

27 mai 2010

Echanges de menus

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Il va sans dire que chaque repas, que l'élaboration de chaque repas, est un vrai casse tête.  Chez les autres aussi. Avec elle et elle aussi, chaque semaine, nous échangeons nos menus. Elles me font envie avec quelques plats exotiques ou des desserts terribles. Mais depuis deux semaines je suis un peu lâcheuse... Besoin, pour les hommes, de nous mettre au light... Visites... Envie de suivre des recettes de magasines...

Le résultat: filets de cabillaud farcis, inspirés d'une recette Elle, mais complètement différents, et, oh miracle, appréciés par tout le monde!

Faire revenir de l'échalote, des tomates et des poivrons pelés dans un peu d'huile d'olive avec du thym et de l'origan; saler poivrer. Si les filets sont épais, les dédoubler et en farcir l'intérieur du mélange tomates poivrons. Sinon, utiliser deux filets ou un seul replié sur lui même. Ficeler en disposant des rondelles fines de tomates et du thym sur le dessus. Faire cuire au four  40min à 180°

25 mai 2010

Le nouveau carrosse.

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Le long week end est fini. Ce matin, vraiment très tôt, ma grande est partie avec sa classe pour une journée à Londres. Et pourtant hier soir elle n'a eu aucun mal à s'endormir. Et pour cause... Hier nous sommes partis à vélo avec toute une troupe d'amis. Bords de Canche, grand soleil, pique nique. Lucile et Thomas dans leur nouveau carrosse: ils ont adoré et même réussi à y faire deux petites siestes. Et comme la chaleur était au rendez vous, nous avons fini à la plage: jeux et baignade pour presque tout le monde.En rentrant, nous étions fatigués... mais il fallait encore baigner les petits, faire un semblant de repas et arroser le jardin, le jardin fraichement planté et semé.

En fin de semaine, les parents de G. ont passé quelques jours à la maison, et quand ils viennent les mauvaises herbes ont intérêt à bien se planquer. En deux jours tout a été nettoyé, des allers retours à la déchetterie, des brouettes de terre enlevée par endroit pour reboucher des ornières ailleurs, du gazon ou de la "jachère fleurie" semés et bien tassés au rouleau, mes courgettes pour l'été plantées, quelques graines de persil, de coriandre et de roquette, du compost ajouté...Ils ont bossé, bossé et fait bosser G. dans le jardin (ce qui est en soi déjà un exploit!).  Ils ont profité des petits, adorables (ils ne m'ont pas collée une seule fois et ont fait des siestes record!!! Juste pour me faire passer pour une râleuse!), du temps magnifique aussi, des plus grands bien sûr. Dimanche matin ils sont repartis tôt, vers Lübeck  où une de leurs petites filles passait un concours national de violoncelle. Pendant qu'ils retrouvaient la pluie, je prenais mon premier bain de mer de l'année.

Et ce soir ce sont mes parents qui arrivent: la semaine prochaine ils gardent les enfants! Jeudi ma grande a rendez vous chez l'orthodontiste pour la pose de bagues. Il va aussi falloir que je prépare notre paquetage pour notre randonnée... semaine bien remplie.

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