20 avril 2011

A l'heure où j'écris...

 

 

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rando 4 jours dans la Montagne de Lure

 

 

... je devrais être quelque part entre Sisteron et Saint-Vincent-sur-Jabron, les muscles encore endoloris de la marche de la veille, mon chapeau de paille noir sur la tête, le visage et le cou tartinés de crème solaire, mes chaussures de rando bien serrées, j'aurais peut être mis un short. Je devrais être avec G. et nos amis, papoter avec les uns, les autres, râler parfois, faire le point sur l'itinéraire avec le porteur de carte. Je devrais profiter de cette randonnée dont je rêvais depuis des semaines, que j'avais presque entièrement préparée seule (poussée par V. et l'expérience de ses parents et par ce site, , parfait), dont j'avais besoin pour respirer (du train train jumeaux-solo-ados), pour prendre mon souffle  aussi avant les mois à venir qui s'annoncent chaotiques...

Mais une mauvaise gastro bien contagieuse en a décidé autrement! Jeudi soir Thomas malade (ne recommence à bien manger que depuis hier!). Moi partie sans manger vendredi et je n'ai retrouvé la faim qu'aujourd'hui. Et mes parents n'ont pas résisté au virus, ni R., ni mes tantes!!!

J'ai quand même fait le premier jour. Un peu trop faiblarde, presque tout le temps le ventre vide et heureusement sans sac à dos (G. ayant voulu jouer le superman!), mais goûtant à chaque pas la chaleur du soleil, les odeurs de thym et de pinède, les couleurs de  pierre sèche, des iris et des lilas aux abords des villages, des petites fleurs rares sur ces sols arides et le bleu des collines. L'étape était trop longue, ou nous étions partis trop tard. Le soir, au gîte, j'étais épuisée. Mardi matin, alors que nous venions de faire nos courses pour le pique nique prévu au sommet de la Montagne de Lure, le téléphone a sonné... (parfois je déteste les portables!!!)

J'ai laissé mon appareil photo à G. Peut être quand même quelques photos à suivre...

 


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28 mars 2011

"râleries"

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Le problème, en ce moment, c'est qu'entre ce que je ne dois pas raconter pour diverses causes de secret défense et la banalité répétitive de mes "râleries", je n'ai pas grand chose à écrire sur mon blog! ("Si t'as rien à dire, hé bien, dis rien!!!") Je ne vais pas braver les interdits, alors voici... pas grand chose:

☼ j'ai mal au dos, un torticolis qui m'a prise hier au petit matin me privant de l'heure que j'aurais dû gagner (oui, avec des tout petits, le passage à l'heure d'été est plutôt positif: on se couche plus tôt et on se fait réveiller à la même heure!)

☼ les petits se disputent beaucoup trop et Thomas est extrêmement capricieux... et les grands? C'est pas mieux!!!

☼ G. n'était pas là ce week end et repart demain... vivement le week end prochain!

☼ j'ai ri au ciné, samedi avec M., devant le Mytho (c'est grave docteur?)... et je ris encore plus en me souvenant de la critique très intello et curieusement positive entendue dans une émission TV assez prétentieuse (dur pour certains d'assumer qu'une petite blague scato de temps à autre ça peut faire marrer...)

☼ le mauvais temps annoncé pour le week end (après une semaine estivale - enfin estivale pour le nord!) s'est résumé à quelques gouttes et un ciel à peine voilé de temps à autre: de bons moments sur le trampoline et le toboggan (là pas de dispute!!!)

☼ j'ai fait une brioche à la crème de pavot (recette en cliquant sur la photo): j'ai adoré, P. aussi, mais les autres non! 2 sur 6 c'est trop peu pour recommencer, ou alors remplacer les graines de pavot par du pralin?

☼ je dois organiser une rando de quatre jours pour la mi-avril... suis à la traîne (ça c'est ma "râlerie d'une promeneuse solitaire")

 

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02 juillet 2010

Stevenson, étape 6, St Etienne Vallée Française - St Jean du Gard ○ 4 juin 2010

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La nuit a été bien bonne aussi... pour une nuit sur un matelas auto gonflant! On ne s'est pas fait attaquer, c'est déjà ça. Nous prenons notre petit déjeuner à la terrasse du "Martinet":  nous nous sommes annoncés hier, tout est parfait. L'étape du jour est très courte, mais commence fort et sous un soleil de plomb. Très vite nous dominons le petit coin de rivière dans lequel nous nous sommes baignés la veille. Nous sentons que nous avançons vers le sud, le sud méditerranéen.

Nous arrivons vers 13h à Saint Jean du Gard: il fait très chaud. La rando est finie...

Repas sur une placette. Petit tour en ville. Prendre le bus avec les internes qui rentrent pour le week end. Avoir trop chaud. Puis la gare d'Alès et le Cévenol petit train qui nous ramène à la Bastide Puylaurent. Et enfin, retour à Lyon. C'est fini...

C'est fini. C'était parfait, un cadeau d'anniversaire merveilleux (j'ai hâte d'avoir 50 ans  maintenant!!!  euh... presque!). Merci S., V., JC, B. et G.!!! (Et merci les Bod, dommage que vous ne soyez pas venus!)

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29 juin 2010

Stevenson, étape 5, chateau de Cauvel - St Etienne Vallée Française ○ 3 juin 2010

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Au réveil, après une excellente nuit, la magie du lieu est toujours là. Un magnifique soleil nous permet de prendre le petit déjeuner sur la grande terrasse en compagnie d'autres randonneurs. Nous faisons rapidement connaissance avec les personnes qui ont partagé notre chambre: pour nous, un couple plus âgé qui a fait tout le chemin de Stevenson, pour S. et JC, une belge marchant seule. Comme le château du Cauvel est un petit peu en dehors du GR, notre hôte nous indique le petit sentier qui nous permet de rattraper notre chemin et en profite pour nous recommander une variante au GR, plus escarpée mais bien plus belle. Nous suivons ses conseils et c'est vraiment chouette: nous marchons sur des crêtes, sur un sol pierreux (toujours ces pierres qui semblent précieuses quand le soleil les fait briller), grimpons sur des gros blocs... vue très étendue (nous apercevons même, voilé par la chaleur et la lumière, le Mt Ventoux!). Ensuite beaucoup de descente. Nous sommes définitivement au pays des châtaigniers!

Nous arrivons à Saint Germain de Calberte à l'heure du repas que nous prenons, à l'ombre, sur le terrasse du Recantou. C'est apparemment la cantine d'un bon nombre d'artisans du secteur... et on comprend pourquoi en dégustant une merveilleuse daube! La serveuse (patronne) est sympa, on papote on fait trainer... Aujourd'hui il fait chaud, et même si l'étape du jour n'est pas très longue, il faut quand même repartir.

Ce soir nous campons à Saint Étienne Vallée Française. Nous y faisons d'abord nos courses, car le camping est à 1km après la sortie du village. Quand nous y arrivons une personne est à l'accueil, sinon l'endroit est désert. C'est un village de vacances construit dans les années 70, qui ressemble ce soir à un village fantôme. L'hôtesse a fini sa journée et laisse à notre disposition une grande salle avec frigo. Nous avons un camping pour nous quatre! Partagés entre un sentiment de grande liberté et un arrière goût un peu flippant (on se croirait dans Shining!). Mais avant tout, nous avons bien mérité une bonne baignade, et le lieu est idéal: l'eau y est bien moins froide que les jours précédents et il y a un peu de profondeur. Baignade, saucisses aux herbes, melon et rosé... pas mal pour une dernière soirée.

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25 juin 2010

Stevenson, étape 4, Florac - chateau de Cauvel ○ 2 juin 2010

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concours de ricochets

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prendre le temps de photographier des cailloux... brillants

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pas mal pour se baigner!

Ce matin V. et B. nous quittent. Nous prenons un dernier petit déj à six à la buvette du camping. Le gérant, ancien maçon, est très sympathique. Il nous raconte tous les travaux à faire chaque hiver pour que tout soit prêt à temps, la situation en zone inondable qui lui interdit d'installer plus de mobilhomes alors que les crues du Tarn ont toujours  épargné ce terrain, ses fonctions d'homme à tout faire (même le psy !) en pleine saison, les changements de public dans les campings... Nous sommes maintenant quatre, l'étape du jour est (enfin) facile, donc nous prenons encore plus notre temps. Tout d'abord petite halte dans Florac: de jour ce gros bourg est bien plus animé. Nous y faisons même du shopping: il fait chaud et je m'achète un short (le pantalon dans lequel j'ai marché les trois premiers jours va finir par tenir tout seul!).

Nous sortons de Florac vers 11h30. Il fait beau et nous longeons une rivière. Pique nique au bord de l'eau sur une plage de galets plats... invitation aux ricochets. Sur une plage de galets plats et scintillants... je m'amuse à les photographier. Ensuite nous empruntons une ancienne voie ferrée, passons des ponts, puis des tunnels. Quand nous apercevons une cascade, S. veut absolument s'y baigner: c'est beau, mais rudement froid... je n'arrive pas à m'immerger... les autres si! Comme nous arrivons assez tard à la gare de Cassagnas (ancienne gare transformée en gîte-camping-restau pour randonneurs), nous appelons au gîte où nous avons réservé, pour confirmer notre venue, même tardive. Descendant chercher en voiture un couple de randonneurs à l'Espace Stevenson,  Ambroise Pfister nous propose de nous joindre à eux. Écourter l'étape ou pas? Nous sommes allés jusqu'au sommet du Finiels malgré le mauvais temps, n'avons pas pris de raccourci la veille malgré la longueur de l'étape: nous n'avons en fait pas très envie de louper le moindre km du GR.  Quand nous voyons Estelle et David, nos deux "petits jeunes" du Tipi, prêts à prendre la voiture, nous sommes bien certains de vouloir y aller à pieds (mais sans nos sacs! Faut pas exagérer quand même!)

Après une bonne heure et demie, surtout en montée, nous découvrons le Cauvel. Petit château charmant... d'un autre temps. La première pièce que nous découvrons ressemble à une bibliothèque. Nous allons ensuite déposer nos sacs dans nos chambres que nous partageons avec d'autres randonneurs (mais nous ne les croisons pas): la déco est délicieusement surannée. Nous avons la permission de prendre une douche avant le repas: tant pis pour nous, nous n'avions qu'à venir en auto avec les autres si nous voulions être à l'heure pour l'apéro! Vite, vite nous rejoignons nos hôtes et la petite vingtaine de randonneurs qui a choisi la demi-pension. Nous retrouvons, en plus de David et Estelle, les Messieurs à l'ânesse capricieuse. La table est bonne, les conversations animées, nos hôtes passionnés: nous passons une soirée très joyeuse. Quand nous retrouvons nos chambres, les rideaux sont tirés, la lumière éteinte... nous ne savons pas avec qui nous partageons cette nuit!
 

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20 juin 2010

Stevenson, étape 3, Pont-de-Montvert - Florac ○ 1 juin 2010

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Nous sommes tous requinqués par cette nuit dans un vrai lit. Comme chaque matin, nous prenons notre temps. Petit déj' au bar du Commerce, courses pour le pique nique dans les boutiques de Pont-de-Montvert. Je fais la tête pourtant: ils ont acheté des saucisses et veulent les faire griller ce midi et c'est carrément interdit et je n'aime pas ça (les choses interdites et les saucisses). Nous partons après 9H30. Démarrage en côte! Très vite nous dominons ce village aussi beau d'en bas que d'en haut. Il fait très beau: chapeaux et crème solaire de sortie. En croisant un ruisseau, V. a très envie d'aller y faire trempette (pour elle et B., c'est le dernier jour de rando, le premier jour de soleil: il faut en profiter). L'eau est glaciale. Nous sommes quatre sur six à tenter la baignade. C'est un vrai "t'es pas cap": les pieds font mal, les cailloux sont glissants... mais, devant les autres, il faut faire les malins! On réussit tous les quatre à se mouiller (ce serait un peu exagéré de dire que l'on s'est baigné). Il ne faut pas trop traîner: l'étape est longue (28km en 8 heures annoncés sur le guide). D'ailleurs ça recommence à monter... sous le soleil. Nous doublons un groupe de joyeux messieurs accompagnés d'une ânesse qui a décidé de faire sa pause juste avant une côte particulièrement raide. Nous nous arrêtons au sommet et nous abritons entre des rochers. Le vent étant trop fort, la végétation fort sèche (et moi assez râleuse), nous renonçons aux grillades et au feu de camp (ouf!). Après la sieste, c'est parti pour une longue (très longue) descente (juste devant le groupe des papis). Au début la vue est magnifique, nous sommes sur une crête. Nous passons devant une vieille cabane: des pierres noires de suie, confirment qu'il est possible de faire du feu ici (argh!!!! je me fais chambrer, pardi!). Ensuite nous passons du sentier pierreux et sauvage à un chemin forestier très ennuyeux... et très long. Nous en avons tous plein les pattes! Et là un petit panneau jaune va semer la zizanie (enfin je ne suis pas sûre que ce soit le panneau!): il est 17H, faut-il choisir le GR Stevenson qui nous promet encore deux heures de marche ou l'itinéraire bis deux fois moins long en Km?  C'est G. qui prend la décision: on prend le chemin prévu, le plus long. V. et B. ne sont pas ravis, mais stoïques. S. est furax, surtout contre son mari qui a pris le parti de son copain. L'ambiance est un peu lourde, la route toujours aussi monotone. Jusqu'à ce que S., à bout, refile son sac à dos à JC (qui le lui avait proposé pour faire passer la pilule!) qui part devant presque en trottinant (autant avoir mal moins longtemps). Nous nous retrouvons à Bédouès: l'abcès est crevé, G. en prend pour son grade et nous rions tous de JC chargé de ses deux sacs... mais chacun repart avec le sien, par la route (plus court mais moche et dangereux... à éviter). Heureusement nous trouvons tout de suite le camping que j'avais repéré sur le net: il est sympa, même si nous arrivons trop tard pour profiter de sa piscine. Nous nous contentons facilement d'une bonne douche chaude avant d'allumer un barbecue et d'enfin déguster les saucisses achetées à Pont-de-Montvert: et j'avais eu tort de râler, car ces saucisses sont à tomber, des saucisses dites "aux herbes" qui sont en fait aux blettes... (j'ose raconter qu'en plus nous nous payons des frites et des bières pression? Je sais, ça ne fait pas très chic!) Et comme si nous n'avions pas assez marché, nous faisons l'aller retour à Florac... pas très très animée un soir de semaine du mois de juin!

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17 juin 2010

Stevenson, étape 2, les Alpiers - Pont-de-Montvert ○ 31 mai 2010

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Ce matin, le temps est encore bien maussade: toujours du vent, de la pluie parfois et un peu de brouillard par endroits. Pas très pressés de partir. En plus on se sent tellement bien chez Myriam et Claude: le petit déjeuner est à la hauteur du dîner de la veille. Les confitures "maison" sont excellentes. Nos colocs d'une nuit partent bien vite... Nous trainons. Au fil de la conversation, nous apprenons que nos hôtes doivent monter à la station du Mont Lozère... Ni une ni deux, c'est arrangé: ils vont y aller avec nos sacs, nous ferons la grimpette plus légers (faut pas le dire, hein!). Et effectivement, ça monte! Je suis particulièrement fatiguée, me traine dans les grandes côtes. Au Bleymard nous faisons quelques courses, de quoi grignoter.

Quand nous arrivons à la station (de ski, bien sûr, et cette année il y a eu pas mal de neige), le sommet est caché par un épais brouillard. Nous récupérons nos sacs et prenons un repas chaud au restaurant, choisissant une table à côté de la cheminée: nous sommes mouillés, surtout l'équipe des sans poncho! Toutes les personnes avec lesquelles nous discutons (personnel et autres randonneurs), nous conseillent de prendre un raccourci qui évite le sommet: temps trop mauvais, mauvaise visibilité, vent encore plus fort là haut... Rien de tel pour inciter certains à aller coute que coute voir ce fameux sommet de Finiels. S. et moi sommes plus prudentes: c'est idiot d'aller se fatiguer et se geler pour rien, pour ne rien voir! Mais les nuages ont l'air de prendre un peu d'altitude et de s'éclaircir... alors on se laisse convaincre. Et on fait bien. Le temps s'arrange, il ne pleut plus. Le vent est effectivement très fort, mais il nous pousse, nous sommes portés. Nous longeons des  montjoies (grandes pierres taillées plantées dans le sol  pour jalonner le chemin). Au sommet nous avons quand même une belle vue... personne ne regrette.1699m point culminant de notre randonnée.

La descente commence par quelques boules de neige. Mais elle est assez raide, caillouteuse et il faut vite se concentrer sur nos pieds: finalement c'est plus fatiguant que la montée. Nous sommes maintenant sur le versant sud du Mont Lozère.  Nous arrivons dans le pays des Camisards. Le paysage change. Les temples sont plus importants que les églises. A Finiels, premier village que nous traversons, nous remarquons de vieilles tombes dans certains jardins.

Comme la veille, nous arrivons vers 18H. Notre gîte est à Pont-de-Montvert. Un gîte, avec de vrais lits... Le bonheur! J'ai réservé aux "gîtes du Chastel". Le propriétaire nous accueille. Toutes ses locations sont occupées par des randonneurs: nous ne sommes pas les seuls à avoir choisi cette semaine du début du mois de juin pour marcher sur les pas de Stevenson! Après une bonne douche, nous repartons au village pour notre rituelle bière du soir, au bistrot du coin cette fois ci, suivie d'un bon repas au restau (on ne va pas se laisser abattre!). La nuit promet d'être belle...

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14 juin 2010

Stevenson, étape 1, la Bastide Puylaurent - les Alpiers ○ 30 mai 2010

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Au réveil, contents de ne pas trouver la pluie que nous attendions, nous plions vite nos tentes et bouclons nos sacs. V. se plaint de n'avoir quasiment pas dormi à cause de son matelas trop fin, du sol trop dur. Il y a eu aussi le brouhaha incessant de la rivière... Je crois que l'on manque tous de sommeil. J'ai l'impression d'une nuit en pointillés, mais qui a passé assez vite. On apprécie le petit déjeuner avec des croissants tout chauds (il se rattrape bien Aimable!). Mais il y a un petit nœud au creux de mon ventre: la rando va vraiment commencer, nous n'aurons plus la voiture, plus possible de faire demi tour; ce premier camping n'était pas idyllique, est ce que les autres endroits que j'ai choisis vont leur plaire, est ce que nous allons bien nous entendre?...

Nous partons, peu après neuf heures, de la gare de la Bastide. Il fait assez beau. Nous montons, lentement mais sûrement. L'odeur des genêts est assez entêtante. Le vent souffle dès que nous sommes à découvert. Des randonneurs qui nous doublent lors d'une pause (mais on est bien sûr qu'ils ne portent pas de tente, eux!!!), nous demandent si nous n'avons pas perdu un chapeau noir: et si, c'est le mien. JC part me le chercher, en courant! Pendant toute la journée nous nous demandons si ces plantes  à petites feuilles qui recouvrent le sol des forêts que nous traversons, sont bien des myrtilliers: G. affirme que dans les Vosges, ils ne sont PAS DU TOUT comme ça...

Nous pique niquons à Chasseradès, devant  l'église, pour finir sous son porche qui nous abrite du vent et de la petite pluie fine qui commence à tomber. Il faut sortir les vêtements de pluie. Deux groupes de trois: le groupe ponchos et le groupe "beaux". Oui, car les ponchos rendent vraiment laid: trois Quasimodo recouverts de plastique, le premier prix de mocheté décerné à l'unanimité à JC et son poncho publicitaire reçu lors d'un marathon! Je fais partie de ce premier groupe: c'est rudement pratique et j'ai horreur d'être mouillée. Les motivations du groupe "beaux" sont diverses. G. met un point d'honneur à ne pas avoir les équipements conventionnels, à ne pas suivre les conseils des randonneurs aguerris (en l'occurrence ses parents et sa sœur), bref à paraitre amateur: s'il peut doubler un groupe avec du top matos et  faire style "je ne paye pas de mine mais je vous gratte tous", alors là il est ravi! V. aime ce qui est beau, s'habille toujours avec beaucoup de goût... et n'accepte pas de faute de goût... même sous la pluie, même avec un sac sur son dos. Quant à B., on ne le connait pas encore bien...

Le chemin monte pas mal, presque tout l'après midi. Les nuages se jouent de nous: dès que nous mettons nos super ponchos, la pluie s'arrête... pour reprendre dès que nous les quittons. Première journée, on papote beaucoup. Moi et S. avons un peu de mal à suivre quand ça monte "raide". La nature est très verte. Fleurie aussi (mais je n'y connais rien en fleurs et mes copains non plus!). Sous bois, points de vue au sommet de certaines collines, prairies, ruisseaux. Nous passons à côté de la source du Lot que nous longeons en fin de journée. Vers 18H nous arrivons à notre première étape: les Alpiers et son Tipi. Nous sommes accueillis par Myriam, Claude et leurs filles. Le Tipi est planté dans leur jardin, avec une belle vue sur la vallée. Comme il pleut, il vente et il fait froid, nous nous réchauffons dans le salon de nos hôtes, devant un bon feu de bois. Le tipi est prévu pour huit, nous sommes six: toute la journée nous nous sommes demandé quel couple de randonneurs va passer la nuit avec nous. Finalement ce sont David et Estelle: deux jeunes toulousains.  Quand nous arrivons , ils sont installés et boivent une tisane. Nous préférons la bière (c'est peut être pas très chic...). Après un kir à la châtaigne, nous partageons un excellent repas: convivial, gai, animé... Quel sens de l'hospitalité! Mais il faut bien aller se coucher: traverser la pluie, la nuit. Le vent s'engouffre dans la tente. A chaque bourrasque je crois que ma dernière heure a sonné! S. détend bien l'atmosphère en entonnant un chant indien: fou rire de nous six dans le noir, alors que le jeune couple fait mine de dormir déjà...

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10 juin 2010

Stevenson, étape 0, Lyon-la Bastide Puylaurent ○ 29 mai 2010

Pas vraiment une étape, cette étape 0, mais quand même... Se retrouver à 6, charger nos sacs à dos, première nuit sous tente...

Après un petit déj royal chez les parents de G., nous sommes descendus à Lyon. Nous, c'est à dire mes beaux parents, G. et moi, et nos amis d'ici, S. et JC, qui nous accompagnent pour la fameuse randonnée. Beaucoup de temps à essayer de faire de bonnes affaires chez Cotelac et ses soldes privés (bredouille), un p'tit tour à la Fnac pour acheter une sacoche-photo spéciale rando (trouvée) et recherche de chaussures pour S. (bredouille aussi). Boire un petit coup en terrasse au soleil. Prendre le temps. Repas délicieux. Boucler nos sacs à dos. Prendre un peu trop de temps... et être franchement en retard pour récupérer V. et B. à la gare de Perrache.

Ça y est, c'est le départ: à 6 dans le Scénic, sacs à dos bien remplis, coffre de toit indispensable; mais pour remplir à bloc une voiture on est rodé!

En fin d'après midi, nous arrivons à la Bastide Puylaurent, point de départ de notre périple. La Bastide a une gare et se trouve en plein milieu du chemin de Stevenson; le Topoguide conseille d'en partir pour faire une rando d'une semaine: j'ai été bête et disciplinée dans mon organisation. Dans mon "cahier des charges" d'organisatrice (oui, ce voyage est un cadeau, mais c'est quand même moi qui me suis tapé tout le boulot en amont, et le stress de savoir si ça allait plaire aux uns et aux autres), il fallait prévoir des nuits sous tente (moins cher, plus d'aventure et d'exploit sportif... que des inconvénients pour moi, mais j'ai su prouver qu'en arrivant à la quarantaine je sais un peu mieux rester cool... même quand je dors hyper mal sur ces matelas fins qui flinguent le dos!). Donc première nuit au camping, sur les bords de l'Allier. Nous avons planté nos tentes sur un emplacement assez sauvage, en bord de rivière, mais seul endroit bénéficiant d'un peu de réseau: nous avons donc vu défiler tous ceux qui avaient un coup de fil à passer! Petit tour au village pour y prendre l'apéro au bistrot: les papis du pays en train d'y taper le carton et des randonneurs, pardi! Forcément nous nous sommes gentiment moqués de ces petits joueurs qui allaient dormir dans un vrai lit (que je les ai enviés!!!). Ensuite pique nique et au lit, nos hôtes (surnommés pour l'occasion Aimée et Aimable) ne nous ayant pas franchement donné envie de veiller... De toute façon faut être en forme pour les 7 heures de marche du lendemain et la météo annonce de la pluie!

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